Les Sang-Pur
â DĂ©finition
â Pour beaucoup de sorciers communs, un sorcier de sang-pur est un sorcier nâayant aucun moldu ou nĂ©-moldu parmi leurs parents ou grands-parents. Et si cette dĂ©finition est adoptĂ©e par de nombreux sorciers pour dĂ©signer les sorciers compris dans cette catĂ©gorie, ils sont parfois nommĂ©s sang-sorcier pour Ă©viter la confusion entre les grandes familles de sang-pur et les simples individus sang-pur.
â Toutefois, il existe une distinction encore plus poussĂ©e. Si dans certaines conditions, un enfant nĂ© dâun sang-mĂȘlĂ© et dâun sang-pur peut ĂȘtre appelĂ© sang-pur, il existe un terme pour dĂ©signer un enfant nĂ© de deux parents sang-pur, celui de vrai sang.
â Ces dĂ©finitions s'inscrivent dans un ensemble idĂ©ologique propre Ă la conception des sangs. Du point de vue ministĂ©riel, aucune de ces notions n'est inscrite sur le plan juridique. Le titre de grande famille de sang-pur, ou 28 sacrĂ©es, est un titre que certaines familles ont lâhonneur dâacquĂ©rir.
â Au cours du temps, la sociĂ©tĂ© a fini par ne considĂ©rer comme âsang-purâ seulement les familles inscrites dans le livre des 28 sacrĂ©es. Toutes ces familles Ă©taient et sont considĂ©rĂ©es pour la plupart comme influentes, que cela soit dans le cadre Ă©conomique ou mĂȘme social, puissantes et respectables.
â En rĂ©sumĂ©, tous les sang-pur ne sont pas vus comme tels et seules les grandes familles connues sont dites pures, au nom de la sociĂ©tĂ©.
â Les vingt-huit sacrĂ©es
â Si lâidĂ©ologie sang-pur existe depuis des centaines dâannĂ©es, les 28 sacrĂ©es sont un concept apparu il y a peu. Jusquâaux annĂ©es 1930, il existait un nombre plus important de grandes familles influentes qui auraient pu ĂȘtre qualifiĂ©es de sang-pur. Pour certaines, leur gĂ©nĂ©alogie nâĂ©tait pas certaine mais cela ne retirait pas leur prĂ©dominance sur la sociĂ©tĂ© sorciĂšre.
â Beaucoup de ces familles existent encore de nos jours, mais nâĂ©taient pas considĂ©rĂ©es par le registre des vingt-huit sacrĂ©es, ayant Ă©tĂ© en partie exclues de la haute sociĂ©tĂ© sorciĂšre. Dâun autre cĂŽtĂ©, en 1930, 28 familles furent sĂ©lectionnĂ©es pour ĂȘtre qualifiĂ©es de vingt-huit sacrĂ©es. Des grandes familles dont la gĂ©nĂ©alogie Ă©tait assez pure pour ĂȘtre lĂ©gitime et avec une grande influence sur la sociĂ©tĂ©.
â La philosophie
â La philosophie sang-pur a des origines anciennes. Si Salazar Serpentard est connu pour en ĂȘtre le fer de lance au Xe siĂšcle, il ne faut pas douter quâelle soit plus ancienne. Depuis lâAntiquitĂ©, des groupes de sorciers se sont rĂ©unis en petites communautĂ©s pour garder le pouvoir entre eux ou pour des raisons de survie.
â Câest ainsi que lâapparition dâune philosophie de la puretĂ© du sang est apparue. Elle nâĂ©tait toutefois pas si extrĂȘme Ă lâorigine; avoir quelques moldus dans sa famille nâĂ©tait pas mal vu, mais les sorciers se sĂ©cularisaient tellement quâil nâĂ©tait pas frĂ©quent quâils aient des relations avec les non-magiques. Mais lorsque ceux-ci en viennent Ă dissimuler leurs pouvoirs la majeure partie du temps, ils peuvent librement vivre dans la sociĂ©tĂ© non-magique.
â Toujours pur
â Maintenir un lignage dit pur nâa pas toujours Ă©tĂ© une prĂ©occupation des plus ultimes pour les familles de sang-pur. Si beaucoup de familles Ă©vitent simplement de se marier avec des moldus, elles ne portent pas dâattention au degrĂ© de puretĂ© du sang des individus avec qui elles se mariaient.
â Toutefois, avec la montĂ©e en puissance de la philosophie sang-pur, de plus en plus de familles firent attention Ă leur gĂ©nĂ©alogie. Effaçant les erreurs du passĂ©, elles commencĂšrent Ă se marier entre elles pour garder des lignĂ©es pures. Si toutes les familles nâont pas eu ces comportements, celles qui l'ont suivi ont vu se dĂ©velopper parfois des problĂšmes dâordre gĂ©nĂ©tique en leur sein.
â Comportement
â Certains sang-pur estiment de par leur statut de sang quâils sont supĂ©rieurs au commun des mortels. Ils traitent les moldus et les sorciers ayant du sang moldu comme des ĂȘtres infĂ©rieurs qui ne mĂ©ritent pas de se tenir Ă leurs cĂŽtĂ©s. Certains mĂȘme considĂšrent que la magie devrait ĂȘtre seulement enseignĂ©e Ă ceux qui ont un sang-pur.
â Heureusement, ces comportements ne sont pas ceux de tous les sang-pur et certains considĂšrent les moldus et sorciers avec du sang non-magique comme leurs Ă©gaux.
â Ă travers le monde
â La conception de la puretĂ© du sang telle que nous la connaissons en Grande-Bretagne nâest pas la mĂȘme Ă travers le monde. Si en Europe, les grandes familles de sang-pur se rapprochent dâune forme de noblesse en Ă©tant des familles influentes, il existe d'autres rĂ©gions du monde oĂč les conceptions de la puretĂ© du sang oĂč leurs Ă©quivalents ne sont pas identiques.
â En Afrique par exemple câest la force, la dominance et le nombre dâanimagus qui en font une vraie famille de sang-pur. Dans un pays comme la Chine, une famille de sang-pur est une famille dont lâun des ancĂȘtres fut un grand combattant, qui est mort en dĂ©fendant son clan et dont la famille a Ă©tĂ© Ă©levĂ©e au rang de sang-pur Ă titre posthume. En Russie, les familles de sang-pur font partie intĂ©grante de la politique du pays magique, ainsi ce ne sont que les reprĂ©sentants politiques qui peuvent assumer une puretĂ© de sang.
â Evolution des sang pur
â Auparavant, le concept de sang-pur n'existait pas rĂ©ellement. Les mariages entre nĂ©-moldus/moldus et sorciers Ă©taient assez rĂ©putĂ©s et personne nây voyait d'inconvĂ©nient. Bien entendu, certaines familles nâaimaient pas particuliĂšrement les moldus et Ă©vitaient les relations intimes avec eux, mĂȘme si ce genre de famille restait assez rare. La communautĂ© sorciĂšre nâĂ©tait pas trĂšs nombreuse; il Ă©tait donc trĂšs compliquĂ© de se crĂ©er un rĂ©seau sorcier suffisamment grand pour ne pas pousser Ă lâinceste, auparavant dĂ©jĂ bien trop prĂ©sent. De plus, les sorciers se devaient de sâen sortir, ne serait-ce que financiĂšrement dans un monde essentiellement moldu. Câest vers les annĂ©es 1689, soit Ă la mise en place du code international du secret magique, que les sang-pur se firent plus nombreux. La communautĂ© sorciĂšre dut volontairement se cacher des moldus suite Ă la persĂ©cution des sorciers par les moldus et suite aux nombreux Ă©vĂ©nements douteux de cette pĂ©riode, ceux-ci furent assez traumatisants pour un grand nombre de la communautĂ© magique britannique.
â Les mariages moldus et sorciers se firent de plus en plus rares, mettant leur quota au plus bas. Beaucoup vivaient dans la peur et l'incertitude, mettant tout de leur cĂŽtĂ© pour s'assurer de ne jamais ĂȘtre dĂ©couvert. Au fil du temps, une idĂ©ologie dite âsang-purâ se met alors en place. Les sorciers adoptant cette maniĂšre de penser furent pour la plupart des opposants au code international du secret magique, souhaitant bien plus une guerre contre les moldus. Les mariages mixtes (Moldu/Sorcier) devinrent Ă leurs yeux de plus en plus dangereux. Les sorciers se mirent Ă penser que ceux-ci risquaient de faire dĂ©couvrir l'existence du monde magique aux moldus et donc de causer de nouvelles persĂ©cutions, mais surtout quâils Ă©taient honteux, contre natures, et qu'ils provoquaient une âcontaminationâ du sang magique.
â Aucun sorcier ne pourrait proclamer nâavoir jamais eu de moldus dans sa descendance sans raconter de mensonges. Le mariage mixte Ă©tait si rĂ©putĂ© que toute grande famille de sang-pur a vu siĂ©ger un moldu en son sein.
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